AcceuilNous étudions les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les processus de neurodégénérescence dans le cadre de pathologies de la moelle épinière. Nous nous intéressons en particulier traumatismes de la moelle épinière (TME),  pathologie pour laquelle il n’existe actuellement aucune thérapie.

Afin d’analyser les mécanismes moléculaires impliqués dans les processus de dégénérescence, une stratégie consiste à identifier, dans chacun des types de cellules composant la moelle épinière, les gènes dont l’expression est modifiée. C’est dans cette ligne de recherche que nous développons une analyse intégrative permettant de définir la participation de chaque type cellulaire ainsi que leurs possibles interactions dans les TME mais aussi dans d'autres pathologies de la moelle épinière. Cette approche permettra l'identification, dans plusieurs types de cellules, de gènes candidats qui pourraient être impliqués dans la pathogenèse des maladies de la moelle épinière.

Nous portons un intérêt particulier aux cellules gliales (astrocytes et microglie), cellules les plus abondantes du système nerveux central des mammifères. Nos connaissances sur leurs fonctions en conditions normales ou pathologiques sont limitées, cependant au cours des dernières années nous avons de plus en plus de preuves de leur rôle crucial dans les pathologies de la moelle épinière et du cerveau.


Traumatismes de la moelle épinière (TME).

Il n’y a actuellement aucun traitement des TME conduisant à une récupération, même partielle. Cette absence de récupération fonctionnelle et de régénération axonale spontanée sont attribuées, entre autres facteurs, à la formation d’une cicatrice dite « gliale », principalement composée d\'astrocytes et de microglies constituant une barrière tant physique que chimique faisant obstacle à la repousse des axones. Cependant, nous savons aussi que ces cellules gliales peuvent aussi jouer un rôle bénéfique à la survie des neurones et à la repousse des axones dans un contexte traumatique.

Nous cherchons à identifier dans les cellules gliales quels gènes potentiellement favorables et défavorables aux neurones sont exprimés après un traumatisme de la moelle épinière. Nous pourrons ainsi, grâce à des outils moléculaires augmenter l\'expression des gènes favorables et diminuer celle de ceux défavorables à la repousse de axones afin de favoriser les processus de régénération.

En parallèle, afin de développer des outils de suivi de l\'évolution des lésions médullaires, nous utilisons l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). En effet l'IRM permet de suivre le même animal au cours du temps. De plus, c'est la seule technique qui est utilisée pour le suivi des patients traumatisés médullaires. Par ailleurs nous effectuons en parallèle un suivi de l'activité motrice de nos animaux ainsi qu'à l'étude de  la formation de la cicatrice gliale sur un plan morphologique.